Gaza : malgré le silence assourdissant des médias, la guerre continue
Depuis la dernière actualité, la situation humanitaire à Gaza continue de se détériorer. Entre bombardements meurtriers, accès médical extrêmement limité et conditions de vie dramatiques pour les déplacés, la population civile reste prise au piège d’un conflit qui ne montre aucun signe d’apaisement.
De nouvelles frappes font des dizaines de morts
Au cours des derniers jours, plusieurs bombardements israéliens ont causé de lourdes pertes. Des frappes ont notamment tué au moins 30 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, marquant l’une des journées les plus meurtrières depuis l’instauration du cessez-le-feu, selon des responsables hospitaliers à Gaza. Les attaques ont visé des habitations ainsi que des zones où se trouvaient des familles déplacées.
Quelques jours auparavant déjà, des avions de guerre israéliens avaient bombardé un poste de police à Gaza-Ville, faisant 13 morts, tandis que d’autres frappes touchaient des maisons et un campement de tentes à Khan Younis. Les équipes de secours continuaient de chercher des victimes sous les décombres.
Un bilan global qui dépasse les 71 000 morts
Le ministère de la Santé de Gaza recense désormais environ 71 800 Palestiniens tués depuis le début de la guerre, avec plus de 171 000 blessés. Des milliers de corps pourraient encore se trouver sous les ruines. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à l’automne, plus de 480 Palestiniens auraient été tués lors d’attaques israéliennes, montrant que la trêve reste extrêmement fragile.
Rafah : une ouverture symbolique face à une urgence médicale massive
Le point de passage de Rafah, vital pour l’accès aux soins, a été rouvert de manière très limitée. Seules 27 personnes ont pu traverser lors du premier jour, alors que près de 20 000 Palestiniens attendent une évacuation médicale, dont des patients atteints de cancer et de nombreux enfants. L’Organisation mondiale de la santé indique que 900 personnes sont déjà mortes en attendant de pouvoir quitter Gaza.
Le système de santé du territoire est décrit comme dévasté après deux années de guerre, et l’aide humanitaire reste largement interdite de passage par ce corridor pourtant crucial.
Un territoire ravagé et des déplacés exposés à l’hiver
La crise ne se limite plus aux bombardements. Selon des observations récentes, la majorité des habitants vivent encore dans des structures précaires, souvent des tentes vulnérables au froid et aux intempéries. Les organisations humanitaires alertent sur une population épuisée, confrontée à la faim, aux maladies et au manque d’eau potable.
Dans ce contexte, chaque nouvelle frappe aggrave une situation déjà qualifiée de « désespérée » par plusieurs agences internationales.
Une guerre qui continue malgré les efforts diplomatiques
La réouverture partielle de Rafah intervient alors que des discussions diplomatiques se poursuivent autour d’un plan de paix, mais la violence sporadique et les restrictions humanitaires montrent que la stabilisation reste lointaine. Pour les civils de Gaza, la priorité demeure la survie quotidienne.
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