entreprises qui soutiennent Israel

Quelles entreprises soutiennent Israël ?

Depuis octobre 2023, la guerre menée par Israël à Gaza a fait plus de 50 000 morts selon les autorités sanitaires palestiniennes. Derrière cette catastrophe humanitaire, des dizaines d'entreprises multinationales continuent de fournir des armes, des technologies, des financements et des infrastructures à l'État israélien. En juillet 2025, la Rapporteuse spéciale de l'ONU Francesca Albanese publiait un rapport retentissant : 48 entreprises distinctes, identifiées comme complices du système d'occupation, d'apartheid et de génocide. Voici ce que disent les rapports, les ONG et les sources institutionnelles.

Cet article est factuel et documenté. Il s'appuie sur des rapports officiels de l'ONU, d'Amnesty International, du collectif Who Profits et de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS). Il ne constitue pas un appel au boycott, mais un état des lieux des liens économiques documentés entre ces entreprises et l'État israélien.

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Tableau récapitulatif : entreprises liées à Israël

Le mouvement BDS et plusieurs rapports institutionnels (ONU, Amnesty International, AFPS) documentent les liens entre ces entreprises et l'État israélien, classés ici par secteur d'activité.

Entreprise Secteur Nature du lien documenté
Lockheed Martin Armement Fournisseur des F-35 utilisés sur Gaza
Boeing Armement Fournisseur de bombes GBU-39 et missiles
RTX (Raytheon) Armement 5,5 Mds$ de ventes au Moyen-Orient depuis oct. 2023
General Dynamics Armement Munitions d'artillerie 155 mm utilisées à Gaza
Leonardo (Italie) Armement Hélicoptères, drones, radars livrés à Israël en 2024-2025
Maersk (Danemark) Armement Acheminement de pièces de F-35 vers Israël
Elbit Systems Armement Principal fabricant d'armement israélien, drones et surveillance
Thales Armement Composants essentiels à l'industrie militaire israélienne (Disclose)
Safran Armement Composants militaires via réseaux de sous-traitance (Disclose)
Google / Amazon Technologie militaire Projet Nimbus : contrat cloud 1,2 Md$ avec l'armée israélienne
Microsoft Technologie militaire Azure : utilisation militaire multipliée par 64 depuis oct. 2023
HP Technologie militaire Technologie biométrique pour checkpoints et prisons israéliennes
Dell Technologies Technologie militaire Fournisseur principal de serveurs du ministère israélien de la Défense
Motorola Solutions Technologie militaire Seul fournisseur du réseau 4G militaire israélien
BNP Paribas & banques FR Finance 13,2 Mds€ de prêts aux fournisseurs d'armement israéliens
AXA Finance Investissements dans Elbit Systems et banques coloniales israéliennes
Carrefour Grande distribution Vente en colonies, colis aux soldats israéliens
Airbnb / Booking / Expedia Grande distribution Hébergements dans des colonies illégales non signalés
Coca-Cola Grande distribution Centre de distribution dans la colonie d'Atarot, vins de colonies
McDonald's Grande distribution Franchisé israélien a offert des milliers de repas gratuits aux soldats à Gaza
SodaStream Grande distribution Production historique dans des colonies illégales de Cisjordanie
L'Oréal Industrie & cosmétique Installations industrielles en Cisjordanie occupée depuis 30 ans
Yves Rocher Industrie & cosmétique Filiale Sabon offre des colis aux soldats israéliens
Optical Center Industrie & cosmétique Magasin dans la colonie d'Ariel, dons aux soldats israéliens
Teva Industrie & pharma Multinationale pharmaceutique israélienne, profite du marché captif palestinien
SFR / Altice Médias & Telecom Propriétaire finance des infrastructures pour l'armée israélienne

Sources : BDS Movement, rapport OHCHR juillet 2025, AFPS, Amnesty International, Who Profits.


Le rapport choc de l'ONU : 48 entreprises dans le viseur

En juillet 2025, Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits humains dans les territoires palestiniens occupés, a présenté devant le Conseil des droits de l'homme un rapport intitulé « Forever Occupation, Genocide and Profit ». Son constat est sans appel : « Pour certains, le génocide est profitable. »

Le rapport identifie 48 entreprises distinctes — ainsi que leurs filiales, franchisés et partenaires — impliquées dans différents secteurs : fabricants d'armes, géants de la technologie, entreprises de construction, acteurs de l'énergie et même des plateformes touristiques. Selon l'OHCHR, depuis octobre 2023, la Bourse de Tel Aviv a progressé de 213 % en dollars, accumulant 225,7 milliards de dollars de gains de marché. « Les entreprises sont profondément impliquées dans le système d'occupation, d'apartheid et de génocide », a déclaré Albanese. La Cour internationale de justice avait déjà, en janvier 2024, conclu à l'existence d'un « risque réel et imminent » de génocide à Gaza.


L'industrie de l'armement : les entreprises qui fournissent les armes

Selon Amnesty International, qui a publié en septembre 2025 un rapport intitulé « Mettre fin à l'économie politique qui permet les crimes d'Israël », 15 entreprises ont été identifiées comme participant directement à ce qu'elle appelle « le commerce de la mort ». Parmi elles, des géants américains de la défense. Les dépenses militaires d'Israël entre 2023 et 2024 ont bondi de 65 %, atteignant 46,5 milliards de dollars — l'un des niveaux les plus élevés par habitant au monde.

Lockheed Martin est le fournisseur principal des avions de chasse F-35 utilisés par l'armée israélienne. Israël a été le premier pays à utiliser ces appareils en 2025 lors de bombardements sur Gaza. Le segment missiles et contrôle du feu de Lockheed Martin a vu ses ventes augmenter de 13 % en 2024, à 12,68 milliards de dollars. RTX (ex-Raytheon) a enregistré 5,5 milliards de dollars de ventes au Moyen-Orient depuis octobre 2023, selon les dépôts auprès de la SEC américaine. General Dynamics, cinquième fabricant d'armes mondial, fournit des munitions d'artillerie de calibre 155 mm massivement utilisées dans les bombardements de Gaza. Selon le Bureau des médias de Gaza, plus de 100 000 tonnes d'explosifs avaient été larguées sur l'enclave à mai 2025 — l'équivalent de plus de six bombes d'Hiroshima.

Boeing fournit des bombes de précision GBU-39 et des missiles. Elbit Systems, principal fabricant d'armement israélien coté en bourse, produit drones, systèmes de surveillance et munitions guidées. Le collectif israélien Who Profits le recense comme l'un des principaux bénéficiaires de la guerre. Leonardo, le second groupe industriel militaire italien, a expédié vers Israël en 2024 et 2025 des hélicoptères, des canons navals, des radars, des drones et des composants d'avions militaires selon Lutte Ouvrière. L'armateur danois Maersk a été cité pour son rôle dans l'acheminement de pièces de F-35 vers Israël. Un rapport américain de 2024 a lui-même conclu qu'il est « raisonnable d'évaluer » que des armes américaines ont été utilisées dans des circonstances « incompatibles » avec les obligations d'Israël en matière de droit international.

 

Boeing Israel


Les géants de la technologie : intelligence artificielle et surveillance de masse

Le rapport d'Albanese met en évidence ce qu'elle appelle un « génocide retransmis en direct », rendu possible par les technologies des géants américains du numérique. Trois entreprises sont nommément citées : Microsoft, Alphabet (Google) et Amazon.

Google et Amazon — le projet Nimbus. En 2021, Google et Amazon ont signé conjointement un contrat cloud de 1,2 milliard de dollars avec le gouvernement israélien, baptisé « projet Nimbus ». Selon des documents internes obtenus par le Washington Post et The Intercept, Google a collaboré directement avec les Forces de défense israéliennes (Tsahal) dès octobre 2023, fournissant des outils d'intelligence artificielle incluant la reconnaissance faciale et l'analyse de sentiments — malgré des déclarations publiques affirmant ne travailler qu'avec des ministères civils. Amazon Web Services (AWS), de son côté, aurait selon l'Agence Média Palestine fourni à la Direction du renseignement militaire israélien une ferme de serveurs dédiée capable de stocker indéfiniment les données de surveillance collectées sur presque tous les habitants de Gaza. En mars 2024, Google a renforcé ses liens avec le ministère israélien de la Défense en signant un nouveau contrat créant une « zone d'atterrissage » dans son infrastructure cloud pour plusieurs unités militaires. En avril 2024, des dizaines d'employés de Google et Amazon ont été licenciés après avoir manifesté contre ces contrats au siège de leurs entreprises.

Microsoft. L'utilisation de Microsoft Azure par l'armée israélienne a augmenté de 60 % en moyenne mensuelle au cours des six premiers mois de la guerre, selon l'Agence Média Palestine. L'utilisation des outils d'apprentissage automatique d'Azure a été multipliée par 64 par rapport aux niveaux d'avant-guerre. En mars 2024, l'utilisation des technologies de Microsoft et OpenAI par les forces israéliennes était près de 200 fois supérieure à celle de la semaine précédant le 7 octobre 2023. La quantité de données stockées sur les serveurs de Microsoft avait doublé, atteignant plus de 13 pétaoctets.

HP (Hewlett Packard) collabore selon l'AFPS au système carcéral israélien, aux checkpoints et aux cartes biométriques utilisés dans les territoires occupés. Motorola Solutions est le seul fournisseur du réseau cellulaire 4G de l'armée israélienne depuis 2023. Dell Technologies a remporté en 2023 le plus grand appel d'offres de serveurs du ministère israélien de la Défense, devenant fournisseur principal de l'infrastructure informatique militaire israélienne.


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Les entreprises françaises impliquées

La France n'est pas en reste. Plusieurs entreprises françaises figurent dans les rapports des ONG et des médias d'investigation.

Carrefour est l'entreprise française la plus visée par les campagnes de boycott. L'Association France Palestine Solidarité (AFPS) documente plusieurs formes de complicité : accord avec des sociétés israéliennes actives dans la colonisation, vente de produits Carrefour dans les colonies de Cisjordanie, commercialisation de produits israéliens en France, et distribution de colis aux soldats de l'armée israélienne. Une campagne de désinvestissement est activement portée par l'AFPS et ses partenaires.

 

Carrefour Israel

 

BNP Paribas, Crédit Agricole, Banque Populaire, Caisse d'Épargne et Société Générale figurent parmi les dix institutions financières européennes ayant le plus investi dans des entreprises liées aux colonies israéliennes illégales. Selon l'AFPS, ces cinq banques françaises ont accordé un total de 13,2 milliards d'euros de prêts aux entreprises d'armement fournissant l'armée israélienne. AXA investit dans des banques israéliennes actives dans la colonisation, ainsi que dans Elbit Systems, le fabricant d'armement israélien. Thales et Safran, selon le média d'investigation français Disclose, fournissent des composants essentiels à l'industrie militaire israélienne via des réseaux de sous-traitance. SFR appartient au groupe Altice, dont le propriétaire franco-israélien finance la construction d'infrastructures pour l'armée israélienne. Yves Rocher possède la société israélienne Sabon, qui offre des colis aux soldats israéliens à Gaza selon l'AFPS. L'Oréal est fortement implantée en Israël depuis 30 ans, avec des installations industrielles en Cisjordanie occupée.


l'Oreal Israel

 

Entreprises impliquées dans la guerre à Gaza : secteur par secteur

Au-delà de l'armement et de la technologie, plusieurs secteurs économiques sont concernés.

Construction et infrastructures : selon le rapport d'Albanese, des entreprises de construction ont continué à fournir les équipements qui ont « transformé Gaza en ruines » et empêché la reconstruction de la vie palestinienne. Le collectif Who Profits recense un éventail étendu d'entreprises impliquées dans la gestion des prisons, des checkpoints et des infrastructures d'occupation.

Énergie : des entreprises pétrolières et gazières internationales ont selon le rapport alimenté le blocus israélien en continuant leurs activités dans la région malgré les alertes des organisations de droits humains.

Numérique et IA : en dehors des trois géants déjà cités, des entreprises moins connues sont impliquées dans la fourniture de systèmes de reconnaissance faciale, de surveillance de masse et d'analyse de données utilisés par l'armée israélienne dans les territoires occupés.

Distribution et tourisme : les plateformes Airbnb, Booking.com, Expedia et Tripadvisor proposent des hébergements dans des colonies israéliennes illégales sans l'indiquer clairement à leurs utilisateurs, selon le rapport de l'AFPS. La FIDH a également documenté en 2024 que ces plateformes font partie des entreprises recevant le plus de financements d'institutions financières européennes malgré leurs liens avec la colonisation.

Coca-Cola est particulièrement visé. Selon les recherches du collectif Who Profits, son franchisé exclusif en Israël, la Central Beverage Company, exploite un centre de distribution régional et des chambres froides dans la zone industrielle de la colonie israélienne d'Atarot en Cisjordanie. Sa filiale Tabor Winery produit des vins issus de vignobles situés sur des terres occupées en Cisjordanie et dans le Golan syrien. La CIJ ayant affirmé en juillet 2024 que toutes les colonies israéliennes construites sur des terres occupées sont illégales, ces activités sont considérées par le BDS comme une complicité dans un crime de guerre. Des soldats israéliens ont par ailleurs été régulièrement photographiés avec des canettes Coca-Cola offertes par des groupes pro-israéliens pendant la guerre à Gaza. SodaStream, marque distribuée massivement en France et en Europe, a longtemps produit ses machines dans des colonies illégales de Cisjordanie avant d'en déplacer l'usine sous la pression du BDS — tout en maintenant des liens économiques forts avec Israël.

 

Coca Cola Israel

 

McDonald's figure également parmi les enseignes les plus visées. Dès le début de la guerre à Gaza, le franchisé israélien de la marque — qui exploite plus de 225 restaurants en Israël — a offert des milliers de repas et de boissons gratuits aux soldats de l'armée israélienne, promouvant publiquement ce geste comme une contribution à « l'effort national ». La maison mère américaine a tenté de prendre ses distances, affirmant que les franchisés opèrent de manière indépendante — avant de racheter l'intégralité des 225 restaurants israéliens en avril 2024, prenant ainsi le contrôle direct de ses opérations sur place. Le BDS a officiellement intégré McDonald's à ses cibles de boycott, aux côtés de Burger King et Pizza Hut, après que leurs franchisés locaux sont apparus publiquement en soutien à l'armée israélienne. Selon le PDG de McDonald's lui-même, les campagnes de boycott ont eu un « impact commercial significatif » sur plusieurs marchés au Moyen-Orient et au-delà.


Macdonald's Israel

 

Le mouvement de boycott international

Face à ces constats, le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) — lancé en 2005 par 172 organisations de la société civile palestinienne — appelle à une pression économique internationale sur Israël jusqu'au respect du droit international. Ses trois objectifs : la fin de l'occupation et de la colonisation, l'égalité des droits pour les Palestiniens d'Israël, et l'application du droit au retour pour les réfugiés palestiniens.

Le mouvement a connu une accélération spectaculaire depuis octobre 2023. Des universités américaines (Columbia, Harvard, MIT), des fonds de pension scandinaves, des syndicats britanniques et australiens, et des dizaines de villes à travers le monde ont adopté des résolutions de désinvestissement visant les entreprises citées dans les rapports de l'ONU et d'Amnesty International. En France, plusieurs collectivités locales ont voté des motions de soutien au BDS, malgré les tentatives de criminalisation du mouvement — que le Conseil constitutionnel a rejetées.

Le cas Puma illustre l'efficacité de ces campagnes : pendant cinq ans, plus de 200 clubs sportifs palestiniens ont appelé au boycott de la marque allemande en raison de son partenariat avec la Fédération israélienne de football, qui incluait des équipes implantées dans des colonies illégales. En 2022, sous la pression internationale, Puma a mis fin à ce contrat — une victoire historique du mouvement BDS.

En parallèle, le mouvement Free Palestine a pris une dimension mondiale depuis 2023, avec des mobilisations dans des dizaines de pays. Des personnalités publiques, des universités, des syndicats et des fonds de pension ont commencé à se désinvestir d'entreprises liées à l'État israélien. Pour comprendre quels États ont pris position diplomatiquement, consultez notre article sur les pays qui soutiennent la Palestine.

Rima Hassan, eurodéputée franco-palestinienne, a porté au Parlement européen plusieurs initiatives pour contraindre les entreprises européennes à se conformer aux avis de la Cour internationale de justice. Elle a notamment demandé la suspension des accords commerciaux entre l'Union européenne et Israël tant que les violations du droit international se poursuivent. Découvrez qui est Rima Hassan et son combat au cœur des institutions européennes.


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Vos questions fréquentes sur les entreprises et Israël

Quelles entreprises sont citées dans le rapport de l'ONU sur le génocide à Gaza ?

En juillet 2025, la Rapporteuse spéciale de l'ONU Francesca Albanese a identifié 48 entreprises dans son rapport "Forever Occupation, Genocide and Profit", dont Microsoft, Google (Alphabet), Amazon, Lockheed Martin, Boeing et RTX. Ces entreprises sont citées pour leur implication dans l'armement, la technologie militaire et les infrastructures d'occupation israéliennes.

Quelles entreprises françaises sont impliquées dans la colonisation israélienne ?

Selon l'Association France Palestine Solidarité (AFPS), les principales entreprises françaises concernées sont Carrefour, BNP Paribas, Crédit Agricole, AXA, SFR, Yves Rocher et L'Oréal. Les banques françaises auraient accordé selon l'AFPS un total de 13,2 milliards d'euros de prêts aux fournisseurs d'armement israéliens.

Qu'est-ce que le mouvement BDS et comment fonctionne-t-il ?

Le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) est un mouvement de pression économique internationale lancé en 2005 par 172 organisations palestiniennes. Il appelle à boycotter les produits israéliens et les entreprises complices de l'occupation, à se désinvestir des entreprises liées à l'État israélien, et à exiger des sanctions internationales jusqu'au respect du droit international par Israël.

Les géants de la tech comme Google et Amazon sont-ils impliqués dans la guerre à Gaza ?

Oui, selon le rapport d'Albanese de l'ONU (juillet 2025) et des documents internes révélés par le Washington Post. Le projet Nimbus — un contrat cloud de 1,2 milliard de dollars entre le gouvernement israélien, Google et Amazon — a alimenté les systèmes d'intelligence artificielle militaires israéliens. L'utilisation de Microsoft Azure par l'armée israélienne a augmenté de 60 % en moyenne mensuelle au cours des six premiers mois de la guerre.

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